Lundi 29 décembre 2008
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Limeil-Brévannes ville soit-disant exemplaire
en matière de développement durable ?
Bonjour,
Limeil-Brévannes ville soit-disant exemplaire en matière de développement durable ?
Son maire ne cesse de nous rabattre les oreilles avec ses projets qui se voudraient exceptionnellement exceptionnels ! Moi, Rossignol je vais donner une leçon au monde et Limeil-Brévannes sera LA
ville exceptionnellement exemplaire en matière de développement durable. Vous allez voir ce que vous allez voir !
Pauvre Rossignol ! Les palmarès indépendants (et donc libres de toute influence politico-financière) se succèdent et Limeil-Brévannes brille toujours par son absence.
Voici quelques mois, les architectes internationaux récompensaient les projets les plus exemplaires en matière d’urbanisme et de développement durable : exit Limeil !
A la veille de Noël, ce sont les Marianne d’Or du développement durable qui étaient attribuées : exit Limeil !
Parions que notre maire trouvera quelques explications du genre « ils sont tous achetés ou tous de droite ou tous incompétents ! ».
Et non M. Rossignol, les masques tombent simplement et derrière vos annonces irresponsables, les vrais professionnels de l’urbanisme, du développement durable et de la protection de l’environnement
ne sont pas dupes de votre supercherie !
Micheline
Réponse :
Tout comme vous, je ne peux que déplorer l’absence de Limeil-Brévannes au sein des palmarès qui se succèdent en matière de mise à l’honneur des actions exemplaires dans le domaine de la protection
de notre environnement et de la prise en compte des impératifs du développement durable.
Comme vous le soulignez, lors de la dernière promotion de la Marianne d’Or, version développement durable, nombre de villes ou syndicats ont été honorés par le jury. Pour preuve la liste intégrale
du palmarès 2008 que je me permets de communiquer à tous les Brévannaises et Brévannais.
L’absence de notre commune des podiums nationaux et internationaux montre combien il y a un fossé entre les prétendues leçon de morale écologique que nous assène Joseph Rossignol et la réalité
!
Roland Patrzynski
• Assemblée nationale : Un Palais Bourbon bleu, blanc,
rouge… vert !
Bernard Accoyer, président de l’Assemblée nationale
Chauffage, éclairage, transports, imprimerie déchets… le président a fait entrer l’Assemblée dans l’ère de l’écologie et du développement durable, sans coût supplémentaire, mais avec des
résultats spectaculaires.
Du papier aux ampoules, des vélos aux capteurs solaires, du recyclage des déchets à l’usage d’Internet, ce plan global invite chacun aux gestes éco-responsables.
• Agglopolys, Communauté d’agglo de Blois (Loir-et-Cher) : Les abeilles veillent
Christophe Degruelle, président
Dans le cadre de leur projet de territoire, 26 communes s’unissent pour le développement durable.
Parmi les nombreux aspects de cette politique, on distinguera l’implantation de six ruches en ville. Les abeilles y retrouvent une biodiversité qu’elles n’ont plus toujours à la campagne et sont un
excellent indicateur de l’état de l’environnement en ville.
• Besançon (Doubs) : Première ville verte oblige…
Jean-Louis Fousseret, maire, président de la Communauté d’agglomération du Grand Besançon
L’agenda 21 de la première ville verte de France s’attaque aux gaz à effet de serre, à la dépendance énergétique, à l’intégration de l’énergie solaire, à la consommation d’eau.
Mais le fleuron est sans doute son réseau de chaleur alimenté par les ordures ménagères, qui chauffe et alimente en eau chaude l’équivalent de 13 000 logements.
• Conseil régional de Bourgogne : Pour une Bourgogne basse consommation
François Patriat, sénateur, président du Conseil régional
Dans le cadre de son plan énergie – climat, le Conseil régional encourage la construction et la réhabilitation de bâtiments à basse consommation énergétique.
46 projets ont été retenus, totalisant plus de 60 000 m2, dont 329 logements sociaux et 25 bâtiments tertiaires.
Cela implique une mutation de l’acte de construire et une révolution économique et culturelle.
• Le Briançonnais (Hautes-Alpes) : Les rivières, un patrimoine
Alain Bayrou, maire de Briançon, président de la Communauté de communes
La Romanche, la Guisane, la Clarée, la Cerveyrette et la Durance, les douze communes de la Communauté sont traversées par cinq rivières.
Le programme « Patrimoine et rivières » représente un investissement de 35 millions d’euros pour remettre à niveau l’ensemble du système d’assainissement du territoire communautaire.
• Cambrin
(Pas-de-Calais) : Le marais à l’honneur
Odette Duriez, députée, maire
Avec son programme de « renaturation du marais de Cambrin », la commune s’attache à une valorisation multi-fonctionnelle d’une zone humide aux portes d’une conurbation urbaine.
La recherche de la biodiversité optimale et de l’harmonisation des énergies se doublent d’une approche pédagogique et citoyenne pour retrouver le sentier d’un accès à la nature.
• Le Cannet (Alpes-Maritimes) : Faire respirer le territoire communal
Michèle Tabarot, députée, maire
Après les excès d’urbanisation intensive des précédentes décennies,
Le Cannet, grâce à une politique tous azimuts a décidé de faire respirer le tissu urbain dense : valorisation des paysages et du patrimoine, créations de jardins, mise en valeur des espaces boisés,
maison de la découverte et son jardin… Objectif conjuguer développement durable et cadre de vie.
• Conseil général du Cantal : Le département durable
Vincent Descoeur, député, président du Conseil général
Le département a consacré en 2008, 5,3 millions d’euros pour traduire dans toutes les politiques départementales, l’exemplarité en matière de développement durable. Télétravail, sensibilisation des
« éco’llégiens », gestion de l’eau, plan Soleil, marchés publics, santé, sécurité alimentaire, avec ce plan structuré le Cantal vise l’excellence environnementale.
• Châlons-en-Champagne (Marne) : Le « Grenelle » au coin de la rue
Bruno Bourg-Broc, maire, président de la Fédération des maires des villes moyennes
Vibrer aux valeurs du Grenelle de l’environnement, c’est bien. Mobiliser sa ville et la Communauté d’agglomération Cités en Champagne, pour les faire passer dans les faits, c’est mieux.
Pendant six mois, tous les acteurs locaux œuvrent pour le « Grenelle » local, en vue de traduire le développement durable dans un programme d’action concret.
• Châteauroux (Indre) : Les transports gratuits
Jean-François Mayet, maire, président de la Communauté d’agglomération Castelroussine
Pour faire bouger le cœur d’agglomération, il fallait « mettre en mouvement » tous les habitants. D’où une refonte du réseau et surtout le choix de la gratuité des bus.
Financée par le versement transport, cette mesure a fait passer le nombre de voyages de 22 par an et par personne à 52, sans augmenter fortement le kilométrage, donc en préservant
l’environnement.
• Cressat (Creuse) : Conjuguer patrimoine et logement social au cœur du village
Jean Auclair, député, maire
Pour enrayer le déclin démographique, Cressat mise sur l’opération « cœur de village ».
Dernière réalisation, une maison rénovée de douze logements pour les personnes âgées, qui vient compléter une offre locative de 38 logements sociaux. Le village a obtenu cette année, le 2e prix
national de la Fondation du Patrimoine.
• Curbans (Alpes-de-Haute-Provence) : La plus grande centrale solaire d’Europe
Daniel Rolland, maire
Entre Lubéron et massif des Ecrins, sur 300 hectares, la France devrait accueillir la plus grande centrale solaire d’Europe.
Orientée plein Sud, à 1 000 mètres d’altitude, le soleil y brille du matin au soir.
C’est Electrabel France (filiale de Suez) qui a emporté le marché.
Si le projet se réalise, il représenterait en 2010 le tiers de la production photovoltaïque du pays.
• Fournels (Lozère) : L’adhésion populaire et intercommunale au tri sélectif
Pierre Morel A l’Huissier, député, maire, Pdt de la Communauté de communes des Hautes Terres
La déchetterie intercommunale pousse très loin la logique du tri sélectif (déchets électriques et électroniques, encres, huiles, peintures, piles, batteries, ficelles agricoles…).
Avec le temps la population et notamment les agriculteurs se sont mobilisés.
En 2008, le taux de participation est de 79 % contre 36 % en moyenne pour les autres cantons lozériens.
• Saint-Mandé (Val-de-Marne) : Des agents communaux éco-responsables
Patrick Beaudouin, député, maire
Le personnel communal est sensibilisé pour réduire l’impact environnemental de son travail et lutter contre le réchauffement climatique.
La gestion de l’eau est particulièrement sous surveillance, mais aussi les consommations d’électricité, de papier, de chauffage, des voitures. Les bâtiments publics (école, maison des sports…)
bénéficient d’une conception écologique.
• Méribel-les-Allues (Savoie) : Préserver la haute altitude
Thierry Monin, maire
Les 2 000 habitants peuvent accueillir jusqu’à 37 000 personnes en hiver. La commune a engagé une démarche spécifique aux établissements accueillant du public en haute altitude, afin d’assurer
l’assainissement et de prévenir les risques écologiques.
Un dispositif de veille agit en amont pour la protection du milieu naturel et la préservation de la biodiversité.
• Mortagne au Perche (Orne) : La carte de la culture à proximité
Jean-Claude Lenoir, député, maire
Avec le « Carré du Perche », la commune a fait le pari de mettre la culture à la portée de la population rurale.
Entièrement modulable, il peut s’adapter à toutes les formes de spectacles des grands concerts de 2 000 personnes au théâtre de poche, des festivals au congrès.
La qualité de la programmation est à l’échelle de cette ambitieuse réalisation.
• Plan d’Aups-Sainte-Baume (Var) : La première « forêt modèle » de France
Vincent Martinez, maire
Avec le soutien de la Région Provence-Alpes-Côte-d’Azur, la forêt de la Sainte-Baume (45 000 hectares et 70 000 habitants) a adopté un mode de gestion inspiré du Canada, afin de la valoriser
mais surtout de la protéger de tous ses prédateurs (caprices du temps, incendies, urbanisation). Ce premier site pilote de France bénéficiera d’aménagements forestiers durables.
• La Porta (Haute-Corse) : Le salut par le châtaigner
Stéphanie Grimaldi, maire
Pour la région de la Castagniccia, la châtaigneraie c’est plus qu’un patrimoine naturel, c’est l’histoire, c’est un paysage, c’est une économie. Or sa régression menaçait.
La commune a lancé une opération de rénovation, sans négliger son exploitation raisonnée. Aujourd’hui cet arbre symbolique de l’Ile de beauté est redevenu un atout économique.
• La Rochelle (Charente-Maritime) : Pionnière de la mobilité électrique
Maxime Bono, député, maire, président de la Communauté d’agglomération
La ville et la communauté utilisent une flotte d’une centaine de véhicules propres, principalement à traction électrique. Parallèlement, de nouveaux modes de déplacement non émissifs sont proposés
au grand public : voitures électriques en auto partage en libre service, bateaux passeurs, minibus, mini-bennes, fourgonnettes de livraison en centre-ville.
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Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) : La banlieue passe au vert
Claude Pernès, maire, président de l’association des maires d’Ile-de-France
Sur une ancienne friche ferroviaire, la ville est en train de donner naissance à un vaste éco-quartier de 350 logements, des bureaux, une école, des résidences services et une trame d’espaces
verts. En outre, Rosny-sous-Bois réalise un parc en espaces naturel sensibles et se classe première ville du département pour le recyclage du verre.
• Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) : Opération de déconstruction sélective
Patrick Ollier, député, maire
Dans le cadre de sa politique de développement durable, la ville applique - c’est une première - une démarche HQE à la démolition d’une ancienne usine de l’industrie automobile : traitement des
éléments dangereux, valorisation des matériaux recyclables, recherche des réutilisations possibles, nuisances du chantier limitées, liens réguliers avec les riverains.
• Sainte-Rose (La Réunion) : La première ferme éolienne de La Réunion
Bruno Mamindy-Pajany, maire
Sainte-Rose est un laboratoire de la maîtrise des consommations, de la production et du stockage d’énergie. Elle accueille la première ferme d’éoliennes de l’Ile, une ferme solaire et étudie
actuellement la possibilité de produire de l’énergie avec une centrale océanothermique.
• SAN de Sénart (Seine-et-Marne) : Une Charte qualité environnementale pour les entreprises
Jean-Jacques Fournier, président
Une première en Ile-de-France, toutes les entreprises des parcs d’activités doivent respecter la Charte de qualité environnementale édictée par le Syndicat.
Entre obligations et recommandations sont régis les déplacements, la qualité du bâti, la végétalisation, la maîtrise des déchets, l’approvisionnement en eau et énergie et la propreté du
chantier.
• Sucy-en-Brie (Val-de-Marne) :
C’est chaud… avec la géothermie
Marie-Carole Ciuntu, maire
La décision de la ville d’étendre son réseau de géothermie impliquait de réhabiliter les puits existants et de réaliser un nouvel ouvrage de production, le tout avec des forages en plein centre
ville.
Mission accomplie et dans les délais, grâce à Elyo –GDF SUEZ.
Aujourd’hui 2 900 équivalents logements sont alimentés et une nouvelle extension est déjà à l’étude.
• Val-de-Reuil (Eure) : De la ville nouvelle à une nouvelle ville
Marc-Antoine Jamet, maire
Ex-ville nouvelle du Vaudreuil, dont le rêve initial a un peu tourné court, la ville de Val-de-Reuil a entrepris une vraie opération de renouvellement urbain.
En sept ans, plus de la moitié du parc de logements aura été transformé, modifiant le paysage et améliorant le confort des habitants, sans oublier 17 équipements publics et un centre-ville
redynamisé.
• SIAAP (Yvelines) : Une belle usine de traitement des eaux !
Maurice Ouzoulias, président
Fini les champs d’épandage nauséabonds, le Syndicat Interdépartemental pour l’Assainissement de l’Agglomération Parisienne a confié à l’architecte Luc Weizmann, la réalisation de sa nouvelle usine
de traitement des eaux usées d’Achères. Sobriété des formes, qualité des matériaux, on dirait un équipement culturel qui épouse son environnement.
En cadeau : le SIAAP a restitué 45 hectares convertis en parc boisé de 7 000 arbres et arbustes.
• SYCTOM (Ile-de-France) : Retrouver la voie d’eau
François Dagnaud, adjoint au maire de Paris, président
Le SYCTOM, en partenariat avec SITA, a décidé d’utiliser le transport fluvial pour transporter carton, bois broyé, encombrants et matériaux inertes en direction de leurs centres de traitement
d’Ile-de-France, mais aussi de Seine-Maritime et de l’Oise. Une tonne de déchets transportée ainsi consomme quatre fois moins d’énergie que par camion, avec plus de sécurité et de ponctualité.
Par Roland PATRZYNSKI
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